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Gustave Caillebotte (1848-1894)

Le personnage

Gustave Caillebotte passe son enfance à Paris. Issu d'une famille fortunée, il poursuit d’abord des études de droit, avant d’être accepté aux Beaux-Arts (1873). Lors de la première exposition « impressionniste » (1874), il en rencontre les exposants. Dès 1875, il acquiert et collectionne des œuvres contemporaines et impressionnistes, généralement refusées au Salon.

Son tableau Les Raboteurs de parquet est refusé au Salon officiel (1875). Gustave Caillebotte participe à la 2e exposition impressionniste (1878) dans la galerie Durand-Ruel aux côtés d’Edgar Degas, Claude Monet, Berthe Morisot, Camille Pissaro, Auguste Renoir et Alfred Sisley. Il s’investit à promouvoir ses contemporains en organisant leurs expositions et en les soutenant financièrement. Il loue un appartement et y réalise la 3e exposition impressionniste (1877). Il expose aussi lors des 4e, 5e et 7e expositions impressionnistes (1879, 1880 et 1882), à la galerie Durand-Ruel (1886, 1888) et à la 5e exposition des XX à Bruxelles (1888).

Parallèlement à la peinture et à son rôle de mécène, Gustave Caillebotte s’implique intensément dans d’autres domaines, souvent avec son frère avec son frère Martial (1853-1910) : le nautisme et l’architecture navale, la philatélie, l’horticulture. Il s’investit également en devenant conseiller municipal (1888) à Genevilliers où il réside dès 1881. Il y décède le 21 février 1894, à l’âge de 45 ans.

Son histoire avec la Seine-et-Marne

La famille Caillebotte achète en 1852 la ferme de Champfleury, une propriété de 150 hectares près de Meaux. Gustave et Martial Caillebotte sont amis avec Albert Courtier, notaire à l’étude Meaux I. Gustave Caillebotte est d’ailleurs le parrain de Jenny Courtier, fille d’Albert. Les Archives départementales de Seine-et-Marne conservent les archives notariales d’Albert Courtier. S’y trouvent notamment :

  • les testaments de Gustave Caillebotte transmis en 1876 et 1883 par lesquels il lègue sa collection de tableaux à l’Etat (aujourd’hui au Musée d’Orsay).
  • l’inventaire après décès de Martial Caillebotte, établi notamment avec l’aide de Paul Durand-Ruel, listant nombre des œuvres peintes par Gustave.

Bibliographie

Les cotes indiquées permettent la consultation des ouvrages en salle de lecture des Archives départementales.

  • FERRETTI BOCQUILLON (Marina), sous dir. de, Caillebotte, peintre et jardinier, Musée des impressionnismes Giverny / Museo Thyssen-Bornemisza / Editions Hazan, 2016. Cote : 4[3883
  • VAISSE (Pierre), Deux façons d’écrire l’histoire. Le Legs Caillebotte, Paris : Institut national d’histoire de l’art / éditions Ophrys, 2014. Cote : 8[8568
  • VAISSE (Pierre), « Le Legs Caillebotte d’après les documents », dans Société d’Histoire de l’Art français, Séance du 3 décembre 1983, p.201-208. Cote : REV623/39
  • BERHAUT (Marie), « Le legs Caillebotte. Vérités et contre-vérités », dans Société d’Histoire de l’Art français, Séance du 3 décembre 1983, p.209-219. Cote : REV623/39