1. Les étrangers en Seine-et-Marne entre 1940 et 1945
Les étrangers dans l'armée française (1939 à juin1940)
La surveillance des étrangers sous l'autorité allemande et l'Etat de Vichy
Ces documents traitent de la gestion des ressortissants ennemis et des étrangers indigents par les autorités allemandes.
Les étrangers impliqués dans la Libération et la reconstruction
2. Les Résistants étrangers en Seine-et-Marne entre 1940 et 1945
Des cas polonais :
Alexandre Ges est polonais, membre des FTP du secteur de Provins. Il est arrêté et exécuté par les allemands. Dans ces documents sont mentionnés 10 actes réalisés avec son groupe FTP.
Tadeusz Schmidt est un polonais arrivé en France en décembre 1939. Capitaine de la Brigade de Chasseurs polonais à Coetquidan, il combat à Narvick sous ordre du Gal Bethouard puis est démobilisé à Lyon le 13 février 1941. Membre des réseaux de résistance HECTOR et MONICA agent P1, il est arrêté par la Gestapo puis déporté politique Elsemberg du 28 janvier 1943 au 19 mai 1945. Il reçoit la croix de guerre française.
Zgoda ou Zgodo Wadislas, se disant Reignault ou Borcienwiez, est un polonais arrêté à Saint Denis le 17 août 1942 pour la possession d'un important dépôt d'armes. Déjà recherché par la Brigade de Gendarmerie de Melun, on retrouve également un Zgoda dans le témoignage de Muguette Petit, résistante habitant Dammarie-les-Lys, il est donc probable qu'il s'agisse de la même personne.
Un cas italien : La famille Guisco
La famille Guisco est italienne puis naturalisée française en 1932. En septembre 1942, ils sont estimés défavorables au maintien de la nationalité française en raison de l'action "terroriste" de l'un de leur fils, Spartaco, et de leurs idées anarchistes et communistes. Spartaco sera exécuté par les allemands le 17 avril 1942. Un de leurs fils est responsable des Jeunesses Socialistes Révolutionnaires. Un autre, Ereno meurt le 9 juin 1940 pendant la campagne de France.
Attention, la famille Giusco ne sera finalement pas dénaturalisée et restera française après la guerre.
Un cas autrichien :
Joseph Strahodinsky est autrichien. Mobilisé dans l'armée allemande, il passe à Lieusaint à la fin août 1940 où il rencontre Julie Dessarzin. Il est arrêté en 1942 pour propagande anti-nazie au sein de l'armée allemande, emprisonné à Fresnes puis envoyé sur le front de l'Est au sein d'une compagnie disciplinaire. Fin 1943, il déserte et est caché par des français. Engagé dans le maquis des Vosges le 18 août 1944, il rejoint la 13ème demi-brigade de Légion étrangère. Il reçoit la Croix de guerre française le 21 avril 1945. Il retourne ensuite vivre en Seine-et-Marne où il épouse Julie Dessarzin.
Un cas allemand :
Georges Lang est un cheminot allemand. Il aide des cheminots français arrêtés et des réfractaires du STO.
Un cas alsacien lorrain :
Lucien Stehlin est alsacien lorrain insoumis à l'armée allemande.
Un cas suisse :
Aimé Clerc est un suisse. Vacher à Noisiel, il doit comparaitre au tribunal correctionnel de Meaux pour "offense au chef de l'Etat" le 18 juillet 1941.
Des cas belges :
Joseph Chabot est cultivateur à Jablines. De nationalité belge, il héberge des réfractaires du STO pendant la guerre. Cette action est considérée comme un argument favorable à l'approbation de sa demande de naturalisation en 1946.
Le couple Léonie et René De Smet est d'origine belge. Très impliquée dans la résistance à Chelles, la famille va transformer son café-épicerie en lieu de refuge clandestin et héberger de nombreux résistants. Leur fils, Arthur De Smet, est cheminot à la gare de Triage de Vaires-sur-Marne et entre dans la Résistance en juin 1941. Réfractaire du Service du Travail Obligatoire (S.T.O), il va tour à tour s'investir dans des maquis puis chez les Francs-Tireurs et Partisans des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI-FTP) de Chelles. Il meurt à 20 ans lors d'une opération de résistances et est reconnu "Mort pour la France".
Un cas néerlandais :
Jean Terruwe est un prêtre néerlandais affecté à la paroisse de Dammartin-en-Goële. Il est membre d'un réseau de sauvetage catholique durant l'Occupation.
Un cas équatorien
Clément Ballen de Guzmann, artiste, fils du diplomate et ambassadeur d'Équateur en France, crée dès 1940 un centre de renseignements à Fontainebleau et devient chef du réseau Vélite-Thermopyles. Arrêté en mai 1942 et condamné à mort, sa peine est commuée en 12 ans de prison. Déporté en Allemagne, il y fonde L’Antiboche perfectionné. Libéré en 1945, il reçoit la Croix de Guerre 1939-1945, étoile de vermeil.
Un cas marocain
Ouaïd Houssa est un ressortissant français né au Maroc. Il s'engage dans les Forces Française Libre en juillet 1944. Il est fusillé par les allemands le 25 août 1944.
3. L'action des forces alliées en Seine-et-Marne
La communication
L'aviation alliée
4. L'action du groupe FTP-Moi en Seine-et-Marne
Le 21 février 2024, Missak et Mélinée Manouchian entrent au Panthéon. Avec eux, la République honore la mémoire des 23 résistants communistes étrangers des FTP-MOI condamnés à mort par le tribunal militaire allemand et exécutés au Mont-Valérien le 21 février 1944. Parmi les condamnés de l’Affiche rouge figure le détachement des « dérailleurs », spécialisé dans le sabotage des voies ferrées. Emeric Glasz, Moska Fingercweig, Léon Goldberg, Amedeo Usseglio, Salomon Schapira, Joseph Boczov, Jonas Geduldig, Wolf Wajsbrot et Thomas Elek sont les auteurs de plusieurs déraillements en Seine-et-Marne – Villepatour, le Chatelet-en-Brie, Gretz, Brie-Comte-Robert et Nemours – entre août et octobre 1943. Le sabotage de la voie ferrée à Grandpuits le 26 octobre 1943 cause la mort de deux convoyeurs allemands et la destruction de nombreux wagons et de leurs marchandises destinés à l’Allemagne.
5. La question de la mémoire