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Exposition - Les papeteries du Grand Morin
L'exposition n'est plus accessible, veuillez-nous excuser de la gêne occasionnée.
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Les documents indispensables à la préservation des droits des Seine-et-Marnais et à la mémoire du département, du Moyen Âge à nos jours.
Education
Ces documents traitent de la gestion des ressortissants ennemis et des étrangers indigents par les autorités allemandes.
Alexandre Ges est polonais, membre des FTP du secteur de Provins. Il est arrêté et exécuté par les allemands. Dans ces documents sont mentionnés 10 actes réalisés avec son groupe FTP.
Tadeusz Schmidt est un polonais arrivé en France en décembre 1939. Capitaine de la Brigade de Chasseurs polonais à Coetquidan, il combat à Narvick sous ordre du Gal Bethouard puis est démobilisé à Lyon le 13 février 1941. Membre des réseaux de résistance HECTOR et MONICA agent P1, il est arrêté par la Gestapo puis déporté politique Elsemberg du 28 janvier 1943 au 19 mai 1945. Il reçoit la croix de guerre française.
Zgoda ou Zgodo Wadislas, se disant Reignault ou Borcienwiez, est un polonais arrêté à Saint Denis le 17 août 1942 pour la possession d'un important dépôt d'armes. Déjà recherché par la Brigade de Gendarmerie de Melun, on retrouve également un Zgoda dans le témoignage de Muguette Petit, résistante habitant Dammarie-les-Lys, il est donc probable qu'il s'agisse de la même personne.
La famille Guisco est italienne puis naturalisée française en 1932. En septembre 1942, ils sont estimés défavorables au maintien de la nationalité française en raison de l'action "terroriste" de l'un de leur fils, Spartaco, et de leurs idées anarchistes et communistes. Spartaco sera exécuté par les allemands le 17 avril 1942. Un de leurs fils est responsable des Jeunesses Socialistes Révolutionnaires. Un autre, Ereno meurt le 9 juin 1940 pendant la campagne de France.
Attention, la famille Giusco ne sera finalement pas dénaturalisée et restera française après la guerre.
Joseph Strahodinsky est autrichien. Mobilisé dans l'armée allemande, il passe à Lieusaint à la fin août 1940 où il rencontre Julie Dessarzin. Il est arrêté en 1942 pour propagande anti-nazie au sein de l'armée allemande, emprisonné à Fresnes puis envoyé sur le front de l'Est au sein d'une compagnie disciplinaire. Fin 1943, il déserte et est caché par des français. Engagé dans le maquis des Vosges le 18 août 1944, il rejoint la 13ème demi-brigade de Légion étrangère. Il reçoit la Croix de guerre française le 21 avril 1945. Il retourne ensuite vivre en Seine-et-Marne où il épouse Julie Dessarzin.
Georges Lang est un cheminot allemand. Il aide des cheminots français arrêtés et des réfractaires du STO.
Lucien Stehlin est alsacien lorrain insoumis à l'armée allemande.
Aimé Clerc est un suisse. Vacher à Noisiel, il doit comparaitre au tribunal correctionnel de Meaux pour "offense au chef de l'Etat" le 18 juillet 1941.
Joseph Chabot est cultivateur à Jablines. De nationalité belge, il héberge des réfractaires du STO pendant la guerre. Cette action est considérée comme un argument favorable à l'approbation de sa demande de naturalisation en 1946.
Le couple Léonie et René De Smet est d'origine belge. Très impliquée dans la résistance à Chelles, la famille va transformer son café-épicerie en lieu de refuge clandestin et héberger de nombreux résistants. Leur fils, Arthur De Smet, est cheminot à la gare de Triage de Vaires-sur-Marne et entre dans la Résistance en juin 1941. Réfractaire du Service du Travail Obligatoire (S.T.O), il va tour à tour s'investir dans des maquis puis chez les Francs-Tireurs et Partisans des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI-FTP) de Chelles. Il meurt à 20 ans lors d'une opération de résistances et est reconnu "Mort pour la France".
Jean Terruwe est un prêtre néerlandais affecté à la paroisse de Dammartin-en-Goële. Il est membre d'un réseau de sauvetage catholique durant l'Occupation.
Clément Ballen de Guzmann, artiste, fils du diplomate et ambassadeur d'Équateur en France, crée dès 1940 un centre de renseignements à Fontainebleau et devient chef du réseau Vélite-Thermopyles. Arrêté en mai 1942 et condamné à mort, sa peine est commuée en 12 ans de prison. Déporté en Allemagne, il y fonde L’Antiboche perfectionné. Libéré en 1945, il reçoit la Croix de Guerre 1939-1945, étoile de vermeil.
Ouaïd Houssa est un ressortissant français né au Maroc. Il s'engage dans les Forces Française Libre en juillet 1944. Il est fusillé par les allemands le 25 août 1944.
Le 21 février 2024, Missak et Mélinée Manouchian entrent au Panthéon. Avec eux, la République honore la mémoire des 23 résistants communistes étrangers des FTP-MOI condamnés à mort par le tribunal militaire allemand et exécutés au Mont-Valérien le 21 février 1944. Parmi les condamnés de l’Affiche rouge figure le détachement des « dérailleurs », spécialisé dans le sabotage des voies ferrées. Emeric Glasz, Moska Fingercweig, Léon Goldberg, Amedeo Usseglio, Salomon Schapira, Joseph Boczov, Jonas Geduldig, Wolf Wajsbrot et Thomas Elek sont les auteurs de plusieurs déraillements en Seine-et-Marne – Villepatour, le Chatelet-en-Brie, Gretz, Brie-Comte-Robert et Nemours – entre août et octobre 1943. Le sabotage de la voie ferrée à Grandpuits le 26 octobre 1943 cause la mort de deux convoyeurs allemands et la destruction de nombreux wagons et de leurs marchandises destinés à l’Allemagne.
Entre le 7 novembre 1944 et le 31 janvier 1946, la Cour de justice de Seine-et-Marne a jugé 549 personnes pour collaboration. Parmi eux, des femmes et des hommes jugés pour avoir dénoncés des résistants, déportés ensuite par les Allemands.
Les requis du Service du Travail Obligatoire sont considérés comme des déportés du travail, parfois confondus à tort avec les déportés des camps de concentration.
L'école des jours sombres
Résister à l'école
Penser l'école des lendemains
Pour vous aider à préparer le Concours national de la Résistance et de la Déportation, les Archives départementales de Seine-et-Marne mettent en ligne des documents sur le thème du concours de l’année.
Les documents proviennent des fonds des autorités administratives et policières, des résistants eux-mêmes et des autorités mises en place durant l'occupation. L’objectif de cette sélection est de fournir aux candidats préparant le concours, et en particulier les groupes réalisant un devoir collectif, des documents bruts concernant essentiellement la Seine-et-Marne.
Ces documents sont utilisables dans le cadre du concours ou à des fins pédagogiques non lucratives. La mention de la source ("Archives départementales de Seine-et-Marne") et de la cote doit être impérativement indiquée. Cela peut être abrégé sous la forme "AD77, [cote]" ou "Arch. dép. de Seine-et-Marne : [cote]". Pour toute autre utilisation, la réutilisation des informations publiques est soumise à conditions.
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