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Marie-Rosalie Bonheur (1822-1899) dite Rosa Bonheur

Rosa Bonheur s’acharne tout au long de sa vie à gagner et conserver son indépendance dans un monde d'artistes majoritairement masculin. Reconnue, elle achète en 1859 le château de By près de Thomery pour établir son atelier. Elle y réside jusqu'à son décès en 1899, devenant ainsi une figure incontournable de la Seine-et-Marne.

Jeunesse de Rosa Bonheur (1822-1837)

L’apprentissage du métier

Portrait de Rosa Bonheur par Anna Klumpke, 1898, AD 77, 2 Fi 16380

Portrait de Rosa Bonheur par Anna Klumpke, 1898
(AD 77, 2 Fi 16380)

Rosa Bonheur naît le 16 mars 1822 à Bordeaux dans une famille d’artistes. En 1828, son père Raimond s’installe à Paris, rejoint un an plus tard par toute la famille. En 1833, sa mère décède prématurément à l’âge de 36 ans, ce qui la marque profondément. Son père l’envoie d’abord en pension mais très vite elle rejoint l’atelier familial. En 1837, il reçoit la commande du portrait d’une jeune fille, Nathalie Micas. La rencontre avec celle-ci va bouleverser la vie de Rosa Bonheur.

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Les premières années de l’artiste

Un personnage hors norme

Elle fait de nombreux voyages dans le Cantal d’où elle ramène des croquis d’animaux et de paysages. À partir de 1851, elle travaille sur une œuvre de grandes dimensions, Le marché aux chevaux qui lui permet d’obtenir la reconnaissance de ses pairs et de la critique. Suite au Salon de 1853, le ministre de l’Intérieur lui passe une première commande officielle, La fenaison en Auvergne qui est livrée en 1855. Le marché aux chevaux lui permet aussi de rencontrer le marchand Ernest Gambart qui la fait connaître à l’étranger.

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L’arrivée en Seine-et-Marne

Le château de By

Aux environs de 1860, Rosa Bonheur est un peintre connu et recherché qui reçoit de nombreuses commandes et qui a la chance d’être soutenue par des marchands. Elle travaille successivement dans différents ateliers, dont un situé rue d’Assas. Pour s’éloigner des mondanités parisiennes, elle fait l’acquisition du château de By dans la commune de Thomery où elle s’installe en 1860 avec Nathalie Micas et la mère de celle-ci. Elle y effectue des aménagements pour installer son atelier.

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Fin de carrière

Une artiste reconnue

À partir de 1871, elle se tourne vers la peinture de fauves. Elle héberge même quelques lions à By. En 1889, le décès de Nathalie Micas, son amie durant 52 ans, est une déchirure. La même année, elle fait aussi une rencontre surprenante : celle de Buffalo Bill.

À la fin de sa carrière, Rosa Bonheur est une artiste reconnue aux États-Unis. Sa renommée s’exprime aussi à travers les nombreuses décorations qu’elle reçoit. En 1894, elle est notamment la première femme à devenir officier de la Légion d’honneur.

Après le décès de Rosa Bonheur en 1899, Anna Klumpke, portraitiste qui a partagé la fin de sa vie, organise une grande vente de ses œuvres et le marchand Ernest Gambart fait ériger un monument à sa mémoire devant le château de Fontainebleau.

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Lecture de la lettre de Rosa Bonheur à M. et Mme Boisset à Cour-Cheverny (Loir-et-Cher)
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Les autres artistes de la famille Bonheur

Une famille renommée

Ses frères, Auguste et Isidore, choisissent respectivement la peinture et la sculpture. Ils n’atteignent pas la postérité de leur sœur, mais exposent au Salon et connaissent des succès importants. Sa sœur, Juliette se spécialise comme elle dans la peinture animalière. Elle expose au Salon et lui succède à la tête de l’école gratuite de dessin à Paris. Germain, demi-frère né de la seconde union de Raimond Bonheur, se forme auprès du peintre Gérôme. Il participe au Salon, sans succès.

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En savoir plus

Sur Internet

  • Base Léonore
    Dossier de la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur lié à Rosa Bonheur
  • Ville de Thomery
    Le musée et l'atelier de Rosa Bonheur au château de By à Thomery
  • Base Joconde
    Quelques œuvres de et autour de la famille Bonheur