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Les hôpitaux militaires en Seine-et-Marne durant la Première Guerre mondiale

Dès le début de la guerre, des milliers de soldats blessés sont évacués vers les structures les plus appropriées dont la disposition évolue en fonction de la situation du front.

Le Service de Santé aux armées

La chaîne des évacuations et le premier traitement des blessés

De nombreux combats faisant rage sur toute la ligne de front et le nombre de soldats blessés grandissant, une chaîne d'évacuation est très rapidement mise en place par le Service de santé des armées.

Comme l'explique parfaitement Alain Larcan et Jean-Jacques Ferrandis dans leur ouvrage sur Le Service de Santé aux armées pendant la Première Guerre mondiale : "Le Service de santé régimentaire rassemble les blessés qui marchent ou va chercher sur le champ de bataille les blessés immobilisés. Il les prépare à l'évacuation. Le Service de santé de division charge les blessés dans des voitures sanitaires ou des sections automobiles sanitaires. Le Service de santé de corps d'armée contrôle les évacuations et retient près de lui dans ses formations de traitement, c'est à dire les ambulances, les intransportables d'une part et les très petits blessés d'autre part. Les évacuations se font ensuite vers la Zone des Étapes, soit vers des hôpitaux situés à l'Arrière, soit vers l'Intérieur. Ces évacuations sont réalisées à l'aide de trains sanitaires. Les conditions de fonctionnement de la chaîne furent cependant différentes en ce qui concerne les distances à parcourir lors de la guerre de mouvement et de la stabilisation du front". 

Soldats et infirmières dans la salle de repos de l’hôpital militaire de La Ferté-sous-Jouarre, photographie extraite de l’album personnel d’Emile Babin « 1914 :l’occupation allemande à La Ferté-sous-Jouarre, avant, pendant, après », 1920. (AD77, 74 Fi 51).

Soldats et infirmières dans la salle de repos de l’hôpital militaire de La Ferté-sous-Jouarre, photographie extraite de l’album personnel d’Emile Babin « 1914 : l’occupation allemande à La Ferté-sous-Jouarre, avant, pendant, après », 1920. (AD77, 74 Fi 51).

Hôpitaux militaires en Seine-et-Marne durant la Première Guerre mondiale, carte réalisée par le Service éducatif, Direction des Archives départementales, 2014.

Hôpitaux militaires en Seine-et-Marne durant la Première Guerre mondiale, carte réalisée par le Service des Publics, Direction des Archives départementales, 2014.

La variété des hôpitaux en Seine-et-Marne

Hôpitaux militaires

  • Hôpital civil : les malades militaires peuvent être envoyés dans les hôpitaux civils des villes sans garnison ou dans celles dont l’effectif militaire n’atteint pas 300 hommes.
  • Hôpitaux mixtes : de nombreux hôpitaux civils deviennent mixtes c’est à dire qu’ils peuvent accueillir des blessés civils comme militaires.
  • Hôpitaux annexes : ils relèvent de l’autorité de l’hôpital mixte. Ils sont établis dans des lieux réquisitionnés (hôtels particuliers, châteaux, écoles, maisons privées etc.).
  • Hôpitaux complémentaires ou temporaires : ils sont gérés exclusivement par le Service de Santé militaire et sont placés dans les zones de l’Intérieur. Ils sont souvent ouverts lors d’afflux de blessés dans les périodes de combats intensives. Ils sont également appelés hôpitaux temporaires.
  • Hôpitaux-dépôts de convalescents : ce sont des formations sanitaires en charge de la situation médico-légale des militaires sortants des hôpitaux de traitement.

Hôpitaux privés

  • Hôpitaux auxiliaires : ce sont des formations sanitaires mises sur pied par différentes sociétés : Société de Secours aux Blessés militaires, Union des Femmes de France, Association des Dames françaises. Ils prodiguent des soins plus intensifs et utilisent du matériel de thérapie quand ils ont suffisamment de budget.
  • Hôpitaux temporaires : ils sont mis en place par la Croix Rouge lors d’un afflux important de blessés.
  • Hôpitaux bénévoles : ils sont mis sur pied grâce aux initiatives ou aux donations privées (des mairies, des couvents, des châtelains, des écoles privés ou des comités). Ils s’administrent eux-mêmes et reçoivent du service de santé militaire in prix de journée forfaitaire.
  • Établissements d’Assistance aux Convalescents militaires : ils sont réservés aux blessés graves tels que les mutilés, les tuberculeux, les paludéens, les gazés.

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Documents / références

Les cotes indiquées permettent la consultation des ouvrages et des documents en salle de lecture des Archives départementales de Seine-et-Marne.

  • Chantal ANTIER, "Le Service de Santé militaire et l'organisation des hôpitaux en Seine-et-Marne, 1914-1918", In La Grande Guerre magazine, n°33, 2001.
    Cote : 100J1285
  • Michel COUVE, Les hôpitaux militaires de Fontainebleau, Société philatélique de Fontainebleau-Avon, 2008, 61 p.
    Cote : 4AZ855
  • Jean-Jacques FERRANDIS, "Le Service de Santé aux armées durant la guerre 1914-1918 et son fonctionnement en Seine-et-Marne. L'exemple de Meaux", In Sciences et médecine en Brie des origines à nos jours, Acte du colloque, Meaux, octobre 2012, Société Historique de Meaux et de sa région, Meaux, 318 p.
    Cote : 8[8116
  • Alain LARCAN et Jean-Jacques FERRANDIS, Le Service de Santé aux armées pendant la Première Guerre mondiale, Paris, LBM, 2008, 596 p.
  • François OLIER et Jean-Luc QUENEC’HDU, Hôpitaux militaires dans la guerre 1914-1918, Répertoire général. Marques postales sanitaires. Indice de rareté hopmil, Paris-France centre-Est, Tome II, YSEC, 2010, 301 p.
    Cote : 4[3500/1