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La Faïence

La Faïence

Carte postale de Montereau-Fault-Yonne de 1911 représentant la faïencerie

La faïencerie de Montereau emploie jusqu’à 900 ouvriers sous Napoléon III. Elle bénéficie d’une telle renommée qu’elle est même citée par Gustave Flaubert dans l’Éducation sentimentale (1869).

Carte postale de Montereau-Fault-Yonne, 1911. (AD77, 2FI19188)

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Aux XVIIIe et XIXe siècles, de nombreuses faïenceries s’implantent en Seine-et-Marne, pour la richesse de son sol (argile et sable) et la proximité avec Paris.

La plus célèbre, et la plus ancienne, est celle de Montereau-Fault-Yonne. Fondée en 1719 par Jean Rognon, elle obtient le titre de manufacture royale en 1721. Au XIXe siècle, elle connait une période de prospérité et devient une véritable industrie lorsqu’elle fusionne avec la manufacture de Creil. Jusqu’à sa fermeture en 1955, on y produit essentiellement de la faïence fine.

Plan d'intendance de Boissettes au XVIIIe siècle

La manufacture de porcelaine de Boissettes se trouvait au bord de la Seine, sur le plan au-dessus de la tête de la flèche. Plan d’intendance de Boissettes, XVIIIe siècle.
(AD77, 1C50/2)

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La manufacture de porcelaine de Boissettes n’existe que pendant 6 ans, de 1775 à 1781. Elle est néanmoins célèbre, notamment parce qu’elle est placée sous la protection du duc Louis-Philippe d’Orléans (1725-1785) qui réside alors non loin de là, au Château de Sainte-Assise (Seine-Port). Elle produit généralement des pièces décorées de fleurs multicolores et de paysages, mais ferme rapidement par manque de rentabilité.

Carte postale intitulée "Faïencerie de Rubelles", 1988.

Fondée en 1838, la faïencerie de Rubelles ferme ses portes en 1857. On reconnait ses pièces à leur couleur vert profond. Carte postale « Faïence de Rubelles », 1988.
(AD77, 2FI7415)

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À Fontainebleau, Jacob Petit (1797-1868) développe dès 1834 une manufacture de porcelaine particulièrement remarquée par sa fantaisie et son style rococo. Toutefois, malgré son succès, il fait faillite en 1848 suite à l’incendie de l’un de ses ateliers.

Non loin de là, à Rubelles, Charles Bourgoing (1791-1864) invente la faïence à « émaux ombrants » et en fait sa marque de fabrique. Cette particularité lui permet de fonder une faïencerie (1838-1857), rapidement populaire, et de recevoir plusieurs médailles, dont une de deuxième classe à l’Exposition universelle de Londres en 1851.

Enfin, plusieurs céramistes tels que Louis Eugène Schopin (1831-1893) ou encore Georges Delvaux (1834-1909) ont exercé à Montigny-sur-Loing et à Marlotte à la fin du XIXe siècle. Dans la lignée de l’École de Barbizon, ils réalisent principalement des paysages et des motifs animaliers

Documents références :

  • Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées départementaux sous la direction d’Isabelle RAMBAUD. Préfaces de Denis WORONOFF et Anne-Françoise GARÇON,  La Seine-et-Marne industrielle - Innovations, talents, archives inédites , Édition Lieux Dits, 2010, 336 pages.
  • FANICA (Pierre-Olivier), Céramiques impressionnistes et grès: art nouveau, barbotines, faïences et grès, Montigny-sur-Loing, Marlotte (1872-1958), Éditions Sous le vent et Vilo, Paris, 1988.
    (AD77, 4[1659)
  • MEYER (Elizabeth), Faïence et porcelaine de Boissettes, Éditions de l’Amateur, Paris, 1994.
    (AD77, 4[2091)
  • RAVEL D’ESCLAPON (Alix) (de), La Faïence de Rubelles, Éditions Amattéis, Le Mée-sur-Seine, 1988.
    (AD77 8[3909)
  • S.N., « Faïences de Creil Montereau », dans Plaisir de France, août 1958, n° 238, p. 51-55.
    (AD 77, AZ6952)

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