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Francis Gruber (1912-1948)

Vue générale d'Amillis présentant son église et ses habitations, carte postale, [1952]. (AD77, 2FI11013)

L'un des lieux seine-et-marnais peint par Francis Gruber : l'église et les habitations du village d'Amillis, carte postale, [1952]. (AD77, 2FI11013).

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Le personnage

Francis Gruber est le second fils de Jacques Gruber, célèbre maître-verrier renommé de l’École de Nancy. Sa mère Suzanne Jagielski est élève des Beaux-Arts et participe aux travaux de son époux. En 1916, la famille s’installe à Paris, villa d’Alésia où Francis habite jusqu’à sa mort. De santé fragile, son instruction se fait à domicile. Francis Gruber est très vite considéré comme un enfant prodige. Il manifeste un don exceptionnel pour le dessin et la peinture et travaille tous les jours dans l’atelier de son père. Il reçoit une formation académique et s’inscrit en 1929 à l’académie Scandinave de Paris. Dès 1930 soutenu par son père, il expose aux salons des Tuileries et d’Automne. En 1932, peintre déjà reconnu, le musée du Luxembourg lui achète une nature morte. De 1935 à 1939, il participe aux manifestations du Front populaire. En 1941, il épouse George, la fille de l’auteur dramatique, Henry Bernstein. C’est durant cette période qu’il produit ses œuvres les plus marquantes.

Célèbre très jeune, le contenu et la facture de ses œuvres témoignent de sa révolte contre la misère. En 1947, Francis Gruber est au premier plan de l'art français, et reçoit le Prix national de peinture pour Nu assis.

Son lien avec la Seine-et-Marne

Il séjourne à Thomery au Vieux Château, propriété de son beau-père Henry Bernstein. Il s’efforce d’y trouver un cadre apaisant loin de l’agitation de Paris. Francis Gruber peint la serre des jardins du château, les paysages aux alentours, la forêt de Fontainebleau et les écluses sur la Seine, la mare et le clocher d’Amillis. C’est aussi à Thomery qu’il peint une de ses plus belles œuvres Le lit rouge (1944).

Il disparaît en 1948 à 36 ans. Inhumé à Thomery, sa tombe est dessinée par Alberto Giacometti. Louis Aragon conclut ainsi l’oraison funèbre de son ami : « Francis Gruber fut l'un des plus grands peintres de ce temps, quand toute valeur était si confuse et tout jugement obscurci, et la réalité pour lui était comme une petite fille maigre et nue dans les bois... »

Bibliographie

  • LUSSIEZ (Annie-Claire), GELINET (Annette), Francis Gruber et ses amis, catalogue d'exposition, Paris : ADAGP, 1991, 48 pages.
    Cote : 4AZ43

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