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Des restrictions de consultation en salle de lecture : pourquoi ?

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  • 18-02-2016
  • SALLE DE LECTURE

Des compléments d'information concernant les restrictions de consultation des documents originaux en salle de lecture.

Dépoussiérage d'un document par un magasinier, Service Magasinage et Conservation

Dépoussiérage d'un document par un magasinier
(Cliché : AD77, Service Magasinage et Conservation)

Les actualités publiées depuis mars 2015 ont permis de vous informer de la situation sanitaire des Archives départementales : à la suite d’une inspection de routine, une contamination par des micro-organismes a été détectée et a nécessité des mesures de confinement et de traitement particulières qui ont entraîné la fermeture de la salle de lecture de mai à septembre. Aujourd’hui la situation est stabilisée, et la prise en charge des quelques 700 mètres linéaires de documents touchés est en cours.

Néanmoins, le retour à une situation totalement saine de façon pérenne n’est pas à prévoir avant plusieurs années. Des travaux de grande ampleur sur le système de traitement d’air sont en effet à réaliser, de même qu’un dépoussiérage d’ensemble des 40 magasins de conservation et des 40 kilomètres linéaires d’archives qui s’y trouvent conservés. Depuis la réouverture de la salle de lecture début octobre, les conditions de consultations sont restrictives : deux jours d’ouverture par semaine seulement, limitation à trois documents par personne et par jour avec réservation obligatoire.
Ces restrictions sont dues à une procédure particulière de préparation des documents rendue nécessaire par la présence généralisée dans le dépôt de poussière contenant des spores de moisissures. Ces spores ne sont actuellement pas actives, mais il reste indispensable d’éviter leur propagation dans le dépôt et lors de la communication des documents.
Tous les documents communiqués font donc désormais l’objet d’un dépoussiérage, précédé d’une mesure du taux d’hygrométrie du document. Cela nécessite un temps de préparation pour chaque document, qui explique la réservation obligatoire. Les capacités de traitement par les équipes des Archives départementales obligent à contingenter le nombre de documents qui peuvent chaque semaine être traités de la sorte, ce qui explique la limitation à trois documents. Enfin, la mobilisation des agents sur cette mission, comme sur les autres chantiers liés à la crise sanitaire (traitement des documents contaminés, suivi des conditions thermo-hygrométriques, préparation des travaux à venir et de la gestion des collections pendant ces travaux), explique la limitation du nombre de jours d’ouverture.

Ces restrictions, malheureusement pénalisantes pour les lecteurs, et également contraignantes pour les agents des Archives départementales, devraient rester en place jusqu’à ce que le dépoussiérage complet de l’ensemble des 40 kilomètres linéaires de documents, dont le coût global est estimé actuellement entre 500 000 et 800 000 euros, puisse être réalisé. Le Service des publics des Archives départementales continue et continuera à assurer par courrier ou courriel les recherches demandées par les professionnels et les particuliers lorsqu’il s’agit d’une demande d’ordre administratif ou juridique pour laquelle la consultation des archives permet de faire valoir un droit.

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