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Saint-Fargeau-Ponthierry et l’usine de papiers peints Leroy

Affiche des 8 dépôts français (Lille, Paris, Ponthierry, Nancy, Le Mans, Bordeaux, Lyon et Marseille) de la société « Isidore Leroy et Cie, manufacture de papiers peints, Ponthierry, Seine-et-Marne », 1920-1930. (Cliché : AD77, 17FI234)

Affiche des 8 dépôts français (Lille, Paris, Ponthierry, Nancy, Le Mans, Bordeaux, Lyon et Marseille) de la société « Isidore Leroy et Cie, manufacture de papiers peints, Ponthierry, Seine-et-Marne », 1920-1930. (Cliché : AD77, 17FI234)

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En 1842, Isidore Leroy (1816-1899) fonde à Paris une entreprise de fabrication de papiers peints. En 1912, son petit-fils, Maurice-Isidore Leroy (1877-1933) en supervise le déménagement et la modernisation vers Ponthierry, commune dont il est maire de 1912 à 1929. Construite de 1912 à 1914, la nouvelle usine est installée entre la Seine et la liaison ferrée Corbeil-Melun, près de la route nationale 7.

Paul Friesé (1851-1917), architecte reconnu pour ses constructions industrielles, la conçoit de façon moderne et fonctionnelle. Le béton armé, un matériau nouveau au début du XXe siècle, est utilisé. Les bâtiments sont de formes simples adaptées aux équipements et aux étapes de fabrication. Ils sont de plain-pied pour une circulation aisée et rapide entre les ateliers. Les espaces sont grands et ouverts : bien éclairés pour les coloristes et les graveurs ; bien ventilés pour le séchage du papier. De plus, l’usine est autonome en vapeur et en électricité grâce à sa centrale thermique.

Avec la construction d’une cité ouvrière, les Leroy attirent une main d’œuvre qualifiée. Ils perfectionnent sans cesse les procédés d’impression et conçoivent des papiers originaux avec l’aide d’artistes. Dans les années 1920, la société Leroy, primée à l’Exposition des Arts décoratifs de 1925, devient leader du marché français. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’usine est en partie réquisitionnée pour la fabrication de moteurs d’avions et est bombardée en 1944. Après la guerre, elle retrouve sa capacité de production. Toutefois, les années 1970-1980 marquent son déclin et l’usine ferme définitivement en 1982.

Le 22 avril 1986, elle est classée « Monument historique » à l’exception des façades et des toitures et en 2006, la centrale est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historique. Depuis juin 2011, la centrale de l’usine abrite un centre culturel municipal « Les 26 couleurs » comprenant notamment un lieu de mémoire consacré à l’ancienne usine Leroy.

Bibliographie

  •  Lacour (Virginie), De La Hougue (Véronique), Bayard (Yves), La manufacture de papiers peints Leroy, Somogy Éditions d'art, 2009, 72 pages.
    Ouvrage en vente dans la rubrique « Boutique »
    Cote : 8AZ809
  • Fiblec (Hugues), « Paul Friesé, 1851-1917 », Paris : Éditions Norma, 1991, 159 p.
  • Turgan (Julien), « Établissement Isidore Leroy », dans Les grandes usines de France : tableau de l’industrie française au XIXe siècle, Paris : Lévy frères, 1870, t. 7, 14 p.
    Cote : 4AZ831

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