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Jean Boizot (1927-1945)

Le personnage

Jean Boizot a 17 ans lorsque le 14 juin 1944 vers 9 heures du matin, la DCA allemande fait feu sur un avion américain. L’appareil est touché. Le pilote, William Gibbons, est forcé de sauter en parachute et atterrit dans le parc du château de Nandy. C’est ce que confirme une lettre du 16 juin 1944 adressée par le maire de Nandy au Préfet de Seine-et-Marne. Un rapport du 21 juin 1944 l’atteste également et montre que les autorités allemandes ouvrent immédiatement une enquête mais n’arrivent pas à retrouver le parachutiste. Plusieurs personnes se sont organisées pour le cacher.

Dans la nuit du 15 au 16 juin 1944, la Gestapo dirigée par Wilhem Korf, lance une grande vague d’arrestations dans les villes de Nandy, Savigny-le-Temple et Ponthierry. Jean Boizot, alors étudiant et habitant de Savigny-le-Temple, est arrêté et fait partie des ceux qui sont immédiatement internés. Il passe successivement par Melun, Fontainebleau, puis par la prison du Cherche-Midi avant d’être déporté le 6 août 1944 comme NN (« Nuit et Brouillard ») depuis la gare de l’Est à Paris. Il arrive le 7 août 1944 au camp de Natzweiler-Struthof où il est immatriculé 22 192. Il est transféré à nouveau le 4 septembre 1944 vers le camp de Dachau où il arrive le jour même. Il est alors immatriculé 99 241. Il subit enfin un dernier transfert dans la journée du 16 septembre 1944 vers le Kommando de Haslach-Sportplatz et reçoit le numéro 31 218. Il décède le 6 mai 1945 à Dachau (où il est revenu à une date inconnue) après la libération du camp.

Son histoire avec la Seine-et-Marne

Jean Boizot fait partie des jeunes Seine-et-Marnais déportés au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le 27 avril 2014, une plaque commémorative a été posée sur son ancienne maison à Savigny-le-Temple (angle de la rue Favière et de la ruelle des Pays-Bas). Les forces américaines lui ont également décerné à titre posthume la médaille de la Liberté.

Cet article a été en partie rédigé grâce aux recherches de Madame Braunschweig, présidente de la délégation territoriale de Seine-et-Marne pour la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD).

Sources

  • Arrestations collectives, exécutions sommaires par les autorités allemandes : rapports et correspondance (1940 à 1945).
    Cote : M11409
  • Bureau des Archives des Victimes de Conflits Contemporains (Caen) : pour la Seconde Guerre mondiale, il conserve toutes les archives liées aux décès dans les camps français ou allemands. Le détail des transferts successifs de Jean Boizot provient des recherches que Madame Braunschweig y a effectuées.

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