imprimer (nouvelle fenêtre)

Fernand Gregh (1873-1960)

Fernand Gregh complimente le romancier Jean-Joseph Renaud (1873-1953) pour son ouvrage Seza et Circé, lettre autographe, 15 Avril 1935, fonds d’archives de Jean Perrin. (AD77, 129J46)

Fernand Gregh complimente le romancier Jean-Joseph Renaud (1873-1953) pour son ouvrage Seza et Circé, lettre autographe, 15 Avril 1935, fonds d’archives de Jean Perrin. (AD77, 129J46)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Le personnage

Fils du compositeur Louis Gregh, dont la famille est originaire de Malte, Fernand Gregh fait ses études secondaires aux lycées Michelet, Louis-le-Grand et Condorcet où il est le condisciple de Marcel Proust. Premier prix de composition française au Concours général en 1890, il prépare à la Sorbonne une licence de philosophie.

Fernand Gregh connaît la célébrité à vingt-deux ans pour un poème que le critique du quotidien Le Temps, avait pris pour un poème inconnu de Verlaine. En 1896, il est le fondateur de la revue Le Banquet, à laquelle collaborent Proust, Robert de Flers, Léon Blum et Henri Barbusse. Il fonde en 1902 « l’école humaniste » dans le but de rendre à la poésie sa tradition romantique, car il souhaite limiter l’influence du symbolisme et des parnassiens. Il se marie avec Harlette Hayem (1881-1958) femmes de lettres, jurée du Prix Fémina et collaboratrice de nombreux journaux et revues, en 1903. Gregh entre ensuite à la Revue de Paris, dont il devient l’un des rédacteurs en chef jusqu’en 1909. Grand officier de la Légion d’honneur, critique, historien, poète, président de la Société des Gens de lettres de 1949 à 1950, après s’être présenté 13 fois, Fernand Gregh est enfin élu à l’Académie française le 29 janvier 1953.

Son histoire avec la Seine-et-Marne

Il a vécu de nombreuses années à By dans sa maison appelée « Bois-Bliaud » en bordure de forêt. Il y accueille ses amis artistes dont Anna de Noailles, Anatole France, Edgar Degas, Stéphane Mallarmé ou Maurice Genevoix.

Fernand Gregh a souvent évoqué avec lyrisme son jardin du Bois Bliaud. Il le décrit comme un lieu envoûtant : " Le jardin donne dans la forêt, […] En faisant cinquante mètres, on est sous les grands arbres, plein de ce bonheur étrange et, je crois, natal, qu’on éprouve dans les bois. " Il décède en 1960 et repose à Thomery, auprès de son épouse, Harlette Hayen.

Bibliographie

  • Gregh (Fernand), L'âge d'or : souvenirs d'enfance et de jeunesse, Paris : B. Grasset, 1947, 34 p.
    Cote : 16[437
  • Gregh (Fernand), L'âge d'airain : souvenirs, 1905-1925, Paris : B. Grasset, 1956, 293 p.
    Cote : 16[330
  • Gregh (Fernand), L'âge de fer : souvenirs, 1925-1955, Paris : B. Grasset, 1956, 293 p.
    Cote : 16[438

Voir aussi

Sur ce site

Sur Internet