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Eugène Cuvelier (1837-1900)

Eugène Cuvelier (1837-1900)

Le personnage

Tableau d'Olivier de Penne représentant les noces de Louise Ganne et d'Eugène Cuvelier

Olivier de Penne (1831-1897),

La Noce de Louise Ganne et d'Eugène Cuvelier,

1859, Musée des peintres de Barbizon. (Cliché : Yvan Bourhis)


Peintre de formation, il s’initie à la photographie auprès de son père, Adalbert Cuvelier (1812-1871, marchand huilier d'Arras, peintre et photographe amateur, ) qui a mis au point la technique du cliché-verre, membre du cercle de Barbizon, et ami de Corot et de Delacroix. Par l’intermédiaire de Camille Corot, il découvre la forêt de Fontainebleau et se lie d’amitié avec Théodore Rousseau et Jean-François Millet. En 1856 à l’âge de dix neuf ans, il visite Barbizon. En 1859 il épouse Louise Ganne, la fille du propriétaire de l’auberge où se retrouvent les artistes de Barbizon. Camille Corot est son témoin, Jean-François Millet et Théodore Rousseau, ses garçons d'honneur. Il ne quitte plus désormais la forêt, acquérant une connaissance intime des lieux qui nourrit son inspiration et lui permet d’offrir des vues d’un Fontainebleau méconnu et sauvage. Il présente, en outre, une vision très diversifiée de la forêt, utilise le calotype puis le négatif au collodion. Le calotype est un procédé photographique inventé par William Henry Fox Talbot et breveté en 1841. Il permet d' obtenir un négatif papier direct et de reproduire des images positives par simple tirage contact. Le procédé négatif-positif deviendra la base de la photographie argentique moderne. Utilisant la plaque au collodion mise au point par Archer, le cliché-verre fait le pont entre les techniques photographiques et la gravure, permettant de reproduire les œuvres en de multiples exemplaires. Il s’agit de dessiner sur une plaque de verre rendue sensible et qui sera ensuite tirée comme un négatif photographique.

Paysages, portraits d'arbres et détails de végétation, sa photographie est liée étroitement aux peintures de son ami Théodore Rousseau. L’œuvre d'Eugène est exceptionnelle par son abondance et recense plusieurs centaines d’images.

Il occupe dans le cimetière de Thomery la tombe la plus imposante, et la seule ornée d’un médaillon en bronze.

Les œuvres d'Eugène Cuvelier sont redécouvertes au début des années 1980. En 1991, quelques-unes de ses œuvres sont exposées à la Bibliothèque nationale de France. Un chapitre de Les photographes de Barbizon de Daniel Challe lui est consacré. En 1997 le musée d'Orsay a également reçu une exposition-dossier d'une cinquantaine d'œuvres d'Eugène Cuvelier (1837-1900).

Bibliographie

  • Challe Daniel et Marbot Bernard, Les Photographes de Barbizon : la forêt de Fontainebleau - Paris : Hoebeke : Bibliothèque nationale, 1991, 92 pages.
    Cote : 4[866