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Django Reinhardt (1910-1953)

Le violoniste Stéphane Grappelli et Babik, fils de Django Reinhardt, à la guitare le 19 mai 1968 à Samois-sur-Seine lors de la première édition du « Festival Django Reinhardt » célébrant le 15e anniversaire de la mort du guitariste. (Cliché : Jacques Bontillot, AD77, 24 Fi 654)

Le violoniste Stéphane Grappelli et Babik, fils de Django Reinhardt, à la guitare le 19 mai 1968 à Samois-sur-Seine lors de la première édition du « Festival Django Reinhardt » célébrant le 15e anniversaire de la mort du guitariste.

(Cliché : Jacques Bontillot, AD77, 24 Fi 654)

Le personnage

Jean Reinhardt, surnommé Django, est né le 23 janvier 1910 à Liberchies (Belgique) dans une famille tsigane. Grâce à son père musicien, il découvre notamment le violon et le banjo, puis devient guitariste et compositeur professionnel. Le 26 octobre 1928, il est gravement brûlé lors d’un incendie. Malgré cela, il parvient à retrouver sa virtuosité.

En 1930, il découvre la musique jazz qui devient sa passion. En 1934, il forme le Quintette Hot Club de France avec son frère Joseph et le violoniste Stéphane Grappelli (1908-1997). Ils se produisent en France, en Espagne et en Angleterre.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, malgré l’occupation allemande, Django Reinhardt participe aux premiers festivals de jazz en France en 1940, effectue une tournée en Afrique du nord en 1942 et donne des concerts à la salle Pleyel de Paris en 1941 et en 1945.

En 1946 et 1947, il effectue une tournée avec Duke Ellington (1899-1974) et son orchestre à travers les États-Unis. À son retour, il se produit dans toute l’Europe (Italie, Suisse, Angleterre, Belgique, etc.), la plupart du temps avec le quintette.

Son histoire avec la Seine-et-Marne

En 1951 et en 1953, Django Reinhardt loue une maison à Samois-sur-Seine où il vit avec son épouse Naguine et son fils Babik. Il aime y peindre, pêcher et jouer au billard, notamment avec le Billard Club Samoisien. Le 16 mai 1953, il décède à l’âge de 43 ans à l’hôpital de Fontainebleau. Il est inhumé au cimetière de Samois-sur-Seine.

D’autres membres de sa famille ont vécu et sont également enterrés à Samois-sur-Seine : sa mère, Laurence (1884-1958), sa seconde épouse Naguine (1911-1971), son frère Joseph (1912-1982) et ses deux fils : Lousson (1929-1992) et Babik (1944-2001).

Samois-sur-Seine cultive la mémoire de cet artiste, notamment à travers le « Festival Django Reinhardt », festival de jazz créé en 1968 pour célébrer le 15e anniversaire de la disparition de Django Reinhardt.

Bibliographie

  • Bazin (Christian), Django Reinhardt, Le génie vagabond, Monaco : Éditions du rocher, 2003.
    Cote : 8[5976
  • Baty (Jean-Charles), Django Reinhardt, collection « BD Jazz », Paris : Éditions Nocturne, 2006.
    Cote : 4AZ1149
  • Bessières (Vincent), sous dir. de, Django Reinhardt swing de Paris, catalogue d’exposition, Paris : Cité de la musique / Éditions Textuel, 2012.
    Cote : 4[3520
  • Campion (Marcel), Gravil (Catherine), 100e anniversaire : Django Reinhardt et l’histoire de la chope des puces, Paris : Éditions Didier Carpentier, 2009.
    Cote : 8[7466
  • Tuzet (Jean-Baptiste), Django Reinhardt et le jazz manouche, Paris : Éditions Didier Carpentier, 2010.
    Cote : 4[3250