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Clément Ballen de Guzman (1888 - 1968)

Clément Ballen de Guzman (1888 - 1968)

Le personnage

Portrait de Clément Ballen de Guzman (1888 - 1968)

Portrait de Clément Ballen de Guzman (1888-1968)

(AD77, 242J1_52)

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Descendant d'une grande famille espagnole, Clément Ballèn de Guzman est le fils de Clémente Ballèn de Guzman, consul général d’Équateur en France, et de Madeleine Wolter, d'origine alsacienne et écossaise, propriétaire du château d'Andrézy.

Il fait ses études au collège Carnot, à Fontainebleau. Artiste doué dans de nombreux domaines, conférencier de talent, il fonde La Voix de la Forêt et anime plusieurs Sociétés locales. Il rencontre Gurdjeff au prieuré des Basses-Loges et participe aux séances théosophiques, dans les années 1920. Passionné de chasse à courre, il s'intéresse à la protection de la forêt de Fontainebleau, où il organise les premiers ramassages de détritus "rallye papiers gras", à cheval puis à pied. Président pour la Seine-et-Marne de l'Automobile-Club d'Ile-de-France (1928), il participe à la création de la Course du Calvaire, course de côtes dont la première épreuve se déroule en 1925 à la Reine-Amélie et se poursuit sur la route de la Croix de Toulouse jusqu'en 1934. Il est l’organisateur de rallyes en ballons, avions ou hélicoptères et s'occupe du Pèlerinage des vierges (madones forestières, peintures murales réalisées en forêt de Fontainebleau).

Pendant plus de 50 ans, il est actif dans l'association des Amis de la Forêt , et en devient secrétaire puis président (1960). Il y crée la section des secouristes forestiers. Il partage avec Émile Sinturel (1940-) la présidence du Syndicat d'initiative créé en janvier 1920, où il développe le tourisme local. Il est aussi président de la Fédération des syndicats d’initiative de la région parisienne. Il défend efficacement le massif des Trois pignons contre l'autoroute et obtient la modification de son tracé. Il épouse Louise Baugy en 1922 (1898 Alger-1939 Paris). Les Baugy habitent à Fontainebleau la célèbre villa 1 rue Saint-Honoré, haut lieu de vie mondaine, où Abel Gance tourne son Napoléon en 1927. Figure de la vie locale, il héberge d’ailleurs le cinéaste lors des prises de vues de son film Madame Sans-Gêne. Il compte beaucoup d'amis, dont Katherine Mansfield, Béatrice Dussane qui s'occupe du Conservatoire américain, et les habitués du café Mallet ou Grand café (1925-1939) où se retrouvent Georges d'Esparbès, conservateur du château, les écrivains Courteline, Pierre Mac-Orlan, l'académicien André Rouveyre et André Billy, le peintre Paul Tavernier, l'architecte Albert Bray, etc. Pierre Labric, maire du Vieux Montmartre, devient son ami lorsqu'ayant appris par un article de presse la mort du dernier plant de sa vigne, il se démène pour obtenir des plants de la Treille du Roy, dont il lui fait don avec d'Esparbès.

Grand patriote, il donne des conférences en faveur de la France, aux États-Unis, pendant la guerre de 1914-1918. Dès 1940, il crée un centre de renseignements rue A. Barbier à Fontainebleau. Membre puis premier chef du réseau des Velites thermopyles , il est arrêté en mai 1942. Traduit devant le tribunal militaire allemand, il est condamné à mort. Le préfet Chaigneau fait commuer sa peine en douze ans de prison. Transféré à Rheinbach, près de Cologne, il fonde L'antiboche perfectionné ; il est libéré d'Hameln en 1945 et rentre à Fontainebleau, très éprouvé par sa captivité. Il est décoré en décembre 1945 de la Croix de Guerre 1939 - étoile vermillon. En 1947, il retrouve son emploi antérieur au Club de golf de Fontainebleau, où il s'occupe de diverses activités sportives. En 1953, il devient président de la sous-commission de propagande de la commission consultative du tourisme sur la route des roses en Seine-et-Marne. Il décède en 1968.

Bibliographie

  • Fonds Ballen de Guzman (1888-1968)
    Cote : 242J1 à 18