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Achille Marrier de Bois d’Hyver (1794-1874)

Procès-verbal, établi après la visite au triage du Mont Ussy, constatant le recépage d’une plantation de chênes, 30 mai 1807. Signatures en bas de l’acte de Marrier de Bois d’Hyver, capitaine forestier régisseur de la capitainerie de Fontainebleau, de Larminat et Guay, gardes généraux, de Charlot, garde particulier et de Deroy, entrepreneur. (AD77, 7Mp190)

Procès-verbal, établi après la visite au triage du Mont Ussy, constatant le recépage d’une plantation de chênes, 30 mai 1807. Signatures en bas de l’acte de Marrier de Bois d’Hyver, capitaine forestier régisseur de la capitainerie de Fontainebleau, de Larminat et Guay, gardes généraux, de Charlot, garde particulier et de Deroy, entrepreneur. (AD77, 7Mp190)

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Le personnage

Né le 31 mai 1794 à Courgis-Yonne, Achille Marrier de Bois d’Hyver appartient à une lignée de forestiers bellifontains ayant tous occupé des postes importants dans l’administration forestière : il est le fils de Pierre-Jean Victor Marrier de Bois d’Hyver (1753-1823), et le petit-fils de Jean-Louis II Marrier (1706- 1786), tous deux lieutenants de la maîtrise particulière des Eaux et Forêts de Fontainebleau. Il décède à Fontainebleau le 6 juillet 1874, à l’âge de 80 ans.

Son histoire avec la Seine-et-Marne

En septembre 1815, il est nommé inspecteur adjoint de la conservation sous les ordres de Jean-Charles Nicolas de Larminat, son beau-frère. Nommé inspecteur à Versailles à la fin de 1816, puis conservateur à Compiègne en 1821, il succède à son beau-frère au poste d’inspecteur des forêts de la couronne de Fontainebleau en 1830. Il occupe ce poste jusqu’en 1848.

Sous son autorité, 5 600 ha de pins sylvestre sont plantés afin de combler les landes et 800 ha de feuillus. En 1843, une sécherie de graines de pins est construite dans le parquet de la faisanderie. En 1848, il y a 45 000 pins en forêt (Marion des Roches, Petits feuillards, Rocher du Long Boyau). C’est un forestier ouvert au progrès. Il fait établir un plan d’assainissement de la mare aux Evées, marais d'eau stagnante qui couvre alors 15 hectares, rayonnant autour d'un bassin central de 12 300 m3 : 29 km de fossés sont creusés et à proximité du bassin central, les talus sont plantés de chênes pédonculés, mais aussi de divers chênes américains, de sapins, d'épicéas et surtout de cyprès. Il fait tracer 100 kilomètres de nouvelles routes pour les calèches.

En 1835, pour faciliter le travail des forestiers, le conservateur de la liste civile du roi demande aux agents locaux de trouver près de 800 noms aux routes et carrefours forestiers. Marrier de Bois d’Hyver est encore en fonction à Fontainebleau. Grâce à ces noms, inscrits sur des pancartes, les Bois d’Hyver passent à la postérité : un secteur de la forêt, ainsi que des routes et des carrefours sont dédiés à des membres de la famille (route Bois d'Yver, Carrefour d'Achille, route Marrier).

Il habite avec sa famille à Fontainebleau au 128 de l’ancienne rue de l’abreuvoir (aujourd’hui rue Paul Séramy). Il existe aussi un hôtel dont le nom Marrier de Bois d'Hyver est inscrit sur un fronton, au 36 rue du Château à Fontainebleau. Dans Fontainebleau, on trouve la rue Marrier et la place Bois d’Hyver.

Bibliographie

  • Paul Domet, Histoire de la forêt de Fontainebleau, éd. Hachette, Paris, 1873, 404 p.
    Cote 16[1538